Tapas, culture et soleil : Un très grand week-end à Séville.

Quoi de mieux qu’un grand week-end à Séville, en Espagne, pour inaugurer cette nouvelle rubrique « Ailleurs » ?
Au départ de Genève, avec EasyJet, vous rejoindrez l’aéroport de San Pablo Séville en un peu plus de deux heures, suivant la volonté des vents.
L’aéroport de San Pablo se trouve à une dizaine de kilomètres du centre historique de Séville.

30 minutes le jeudi midi, et 15 minutes le dimanche matin pour rallier en taxi l’aéroport depuis notre hôtel. Comptez entre 25 et 30 euros. Un service de cars est aussi proposé. Moins cher, il ne vous déposera pas forcément devant votre hôtel.
Le centre historique de Séville est fait de petites ruelles étroites où les rétroviseurs des taxis frottent parfois les murs des maisons. Certaines zones sont également piétonnes et donc interdites à la circulation.

Palais de San Telmo

L’offre hôtelière est abondante. Vous trouverez de très nombreux hôtels, chambres d’hôtes et appartements en location.
J’ai choisi l’hôtel Eurostar Sévilla boutique (je vous laisse cliquer pour plus d’infos sur cet établissement), un petit hôtel à taille humaine de 40 chambres, donnant sur un patio ou sur la piscine extérieure. J’ai opté pour une jolie chambre junior suite au troisième étage. L’offre trouvée sur internet proposait également les petits-déjeuners.
La réception parle le français et l’anglais. L’hôtel a un énorme avantage. Il se situe à 1 minute à pied de la cathédrale la Giralda qui est l’hypercentre du centre historique.


Le rooftop
Le restaurant

Autant dire que depuis cet hôtel, et avec une bonne paire de baskets, vous pourrez visiter la plupart des monuments historiques de la ville. Sauf que cet hôtel est caché bien au calme, à trois petites rues, évitant ainsi toute l’agitation touristique.
Sur le toit de l’hôtel, un rooftop vous propose une vue imprenable sur le soleil qui se couche derrière les clochers de la cathédrale.

La vue depuis le roof top

Ce que vous ne devez pas manquer : les guides vous le diront mieux que moi, mais je vous conseille de ne rater sous aucun prétexte les monuments suivants, en commençant bien sûr par celui qui se trouve le plus près de votre hôtel. J’ai nommé la cathédrale Giralda. A faire à l’ouverture, en évitant la semaine sainte de Pâques en avril.

La Giralda

Prenez le temps de déambuler dans les petites rues et ruelles alentours. Traversez le parc de l’Alcazar et rejoignez l’incroyable place d’Espagne et son parc verdoyant. Offrez-vous une balade en bateau sur le Guadalquivir pour découvrir les nombreux ponts et quartiers de la ville.

La plaza de Espana
Azulejos à la Plaza de Espana

Un conseil, ne vous infligez pas un parcours avec des spots à voir à tout prix. La ville regorge de jolies façades colorées de céramiques (Azulejos), de terrasses fleuries, d’orangers en fleurs, etc. Laissez-vous balader de bars en terrasses, de restaurants en églises.

La gastronomie sévillane est, à elle seule, un monument. Bien loin de ce que l’on connaît dans nos contrées, la nourriture est avant tout un prétexte pour se retrouver, pour partager. Et quoi de mieux que ces petites portions que l’on voit se préparer au bar juste devant nos yeux. Ces célèbres tapas faites de produits frais et locaux. Jambon Iberico Belotta pour le plus connu, pêche du jour, soupe, friture, etc. N’ayez pas les yeux plus gros que le ventre, la plupart des restaurateurs sont généreux en quantité. Sauf exception, fuyez les restaurants où l’on vous accoste dans la rue, où les cartes sont en plusieurs langues. Si je ne devais citer qu’une seule adresse, je devrais en citer quatre, puisque les restaurants « La Azotea » quadrillent la ville en quatre lieux différents. Très proche de notre hôtel, nous avons usé le bar et les tabourets de la calle Mateos Gago, 8.

L’unique Iberico Bellota
Tapas Azotea

Je vais me contredire puisque les cartes ont été traduites en une multitude de langues, coréen compris. L’accueil y est très chaleureux. L’ambiance parfois un peu bruyante. Il faudra souvent attendre son tour, mais les produits sont ultra frais et les plats succulents. Tout cela pour un prix raisonnable, tout comme la carte des vins. Juste devant la porte d’entrée, un petit présentoir vitré et réfrigéré. C’est la pêche du jour. N’hésitez pas à demander. Les touristes passeront à côté, mais vous pourrez déguster poissons frais ou incroyables crevettes cuites à l’eau très salées, une des spécialités de Séville. Le prix est souvent calculé au poids.
Plus calme, quand vous souhaiterez ne parler qu’à votre compagne et pas à tout le restaurant en même temps, le restaurant Albarama, Place de San Francisco 5, propose des tables hautes dans une ambiance plus tamisée et plus calme pour déguster plats et tapas. Qualité, là encore au rendez-vous et joli choix de vins. L’accueil pourrait être un petit peu plus décontracté et chaleureux. Mais une bonne adresse proche de la cathédrale pour diner au calme.


Pour ces deux restaurants, comptez environ 30 euros par personne pour bien manger, y compris déguster du Jambon Bellota à 20 euros les 100gr (prix généralement constaté), et 40 euros avec deux ou trois verres de vin par personne.
En nous promenant le long du fleuve Guadalquivir, nous avons flashé sur une jolie terrasse perchée sur le toit d’une habitation à côté du pont Isabel II, à quelques mètres du Musée del Castillo de San Jorge.

La vue.

 



Le Mariatrifulca propose une cuisine soignée et un joli choix de tapas au bar. La clientèle était, ce jour-là, plutôt locale. Nous n’avions pas réservé et les terrasses du restaurant étaient complètes (deux salles à l’intérieur, plus le bar, plus deux terrasses sur les toits et une au bord du fleuve), mais en insistant un peu, l’une des responsables nous a proposé la table que j’avais aperçu d’en bas. Une table sur le toit, avec une vue à couper le souffle sur le Guadalquivir et sur Séville. Les plats copieux et bien réalisés auraient pu, avec un peu d’assaisonnement, devenir vraiment gourmands. A la carte, nous avons partagé un ceviche de thon et crevettes, accompagnés dans la marinade de grains de maîs grillés, qui n’ont pour seul rôle que de remplir l’assiette (13 euros).
Je n’ai pu, là aussi, résister à mes crevettes cuites à l’eau salée (8 très belles crevettes fraîches, 20 euros). Pour suivre, un tataki de thon rouge très copieux et très bien présenté mais manquant d’assaisonnement, comme l’ensemble des plats choisis, accompagné d’une sauce noix de coco et ail. Non, ce n’est pas une faute de frappe… (16,50 euros).
Pour terminer sur une note sucrée, nous avons opté pour un dessert local : la brioche sévillane caramélisée, glace au butterscotch et mascarpone (6 euros). Une assiette très gourmande à partager. Des tarifs un peu plus élevés que dans les restaurants à tapas, mais la vue se paye. Les nappes et serviettes sont en tissus. Une bonne adresse malgré tout pour le côté exclusif des terrasses sur les toits. Il est très prudent de réserver. Puente de Triana, esquina Plaza del Altozano (le site internet était HS lors de la rédaction de l’article).

Nous avons également, après une très longue balade, poussé les portes de l’Hôtel Alfonson, XIII a luxury collection Hotel, pour profiter de sa magnifique terrasse et de son restaurant Ena by Carles Abellan. Malheureusement, rien de ce que nous avons commandé mérite que je vous en parle. Mal réalisé, mal présenté, mal servi. Seule l’addition est cinq étoiles.
Retenez cependant l’adresse pour y boire un verre entre amis et n’hésitez pas à jeter un petit coup d’œil à l’intérieur pour découvrir le magnifique bar.

Manu Jara



Une toute dernière adresse gourmande sucrée dans le quartier de Triana, à quelques mètres du restaurant Mariatrifulca Calle 5 Pureza. Chez Manu Jara, une pâtisserie française où vous serez heureux de retrouver des viennoiseries réussies 😉 et des jolies pâtisseries.

Avec trois nuits sur place, nous avons pu prendre notre temps pour découvrir la ville, ses monuments et ses restaurants. Levez les yeux, poussez les grilles et laissez vous perdre dans les quartiers excentrés. Surtout, prenez le rythme local, déjeuner à 15h00. Prenez le temps de déguster une pâtisserie en terrasse vers 18h00 et ne passez à table pour le dîner qu’après 21h30. Les plus jeunes et les plus courageux continueront leur nuit dans les nombreux bars où le prix des consommations les pousseront à… consommer.

Balade sur le Gualdalquivir

Avec votre appareil photo autour du cou, et votre formidable accent datant de votre dernière année de collège, il vous arrivera parfois d’avoir une facturation réservée aux touristes. Le taxi réservé par votre hôtel vous coûtera ainsi plus cher, la petite bouteille d’eau achetée dans les parcs se verra subir une inflation de 50%. Certains restaurants proposent même des cartes « spéciales touristes » avec des prix en hausse par rapport aux prix affichés sur les ardoises à l’intérieur. Cette spécialité, il faut l’avouer n’est pas que sévillane. 😉

Si vous avez lu jusque-là, bravo ! N’hésitez pas à laisser un petit commentaire juste en dessous pour cette nouvelle rubrique « Ailleurs ».

Ce que j’ai aimé : La ville est incroyable, l’architecture, le rythme de vie, la chaleur du mois d’avril, l’odeur des orangers en fleurs.
Ce que j’ai moins aimé : Devoir repartir, l’accueil parfois « nonchalant » dans les restaurants (mais ca arrive aussi à Genève).

Philippe Écrit par :

Raconteur d'histoires gourmandes, j'ai créé le blog Le Dos de la Fourchette en septembre 2014. Rédacteur, je partage mes adresses gourmandes, mes rencontres et mes découvertes.

Un commentaire

  1. Michel
    9 mai 2017
    Reply

    Ça donne envie de découvrir cette ville!

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