La Table du Cotton : Des grands plats dans de petites assiettes.

Une grande idée dans de petites assiettes. C’est le titre avec lequel j’ai longtemps hésité pour commencer cet article. Mais la Table du Cotton a cumulé bien plus qu’une seule grande idée.

Laurent Petit comme conseiller culinaire

La première, étant de s’associer avec le Chef français doublement étoilé, Laurent Petit, qui officie avec succès à Annecy-le-Vieux dans son restaurant « Le Clos des Sens ».
Je ne vais pas répéter ici tout le bien que je pense de ce Chef qui a été pour moi le vrai coup de cœur gastronomique de mon année 2017. Surtout que pour La Table du Cotton, Laurent Petit, devenu « conseiller culinaire », a établi une carte éloignée de son concept « Lacustre et Végétal » qu’il pratique en France.

Table du Cotton avec trois T.

Autre excellente idée et peut-être celle qui est le plus en phase avec ce que je recherche dans un restaurant, c’est la découverte.
Découverte favorisée par les petites portions proposées à la carte. Je devrais plutôt corriger en parlant de petites assiettes, car les portions sont loin d’être ridicules et pour certains plats tout aussi importantes qu’une « grande » assiette servie dans certains Gastros.
Bref, cette carte bien garnie permet de se laisser aller à choisir, à découvrir plusieurs associations de saveurs différentes, sans trop se soucier du prix, puisque les tarifs proposés sont tout à fait raisonnables aux vues des produits proposés et s’échelonnent entre 10 et 20 francs par assiette.

Table d'hôtes
Table d’hôtes.

Un lieu transformé en table d’hôtes

La troisième bonne idée, c’est le cadre, intimiste, moderne, exclusif. Le lieu transformé en table d’hôtes pour 12 couverts semble dédié à la dégustation.
Avant d’en arriver jusque là, il vous faudra traverser le Cotton Pub, établissement historique des soirées genevoises, puis inspirer un grand coup, et traverser l’authentique fumoir du pub, avant d’atteindre la porte de la Table d’hôtes. L’équipe réduite à deux personnes est composée d’une Cheffe en cuisine, Céline Lamy, et d’un très grand professionnel trois en un qui cumule les fonctions de serveur, maître d’hôtel et sommelier. De par sa disponibilité et ses conseils, la réussite de notre soirée lui doit beaucoup.
Deux services à la suite : le premier de 19h00 à 21h00 et le deuxième de 21h00 à minuit.

Cheffe Céline Lamy.
Cheffe Céline Lamy.

Nous avions choisi le premier service, et même si nous nous étions engagés à arriver à l’heure, nous n’avons jamais eu l’impression d’être bousculés pour laisser la place aux « suivants ». Le service est fluide, disponible et de bons conseils. La table est complète ce soir et se compose de couples, trio de copines et amies en goguette.

Au menu ce soir

Une première assiette toute simple (12.50 chf) avec trois demis poireaux rôtis à la vinaigrette à la truffe. Une cuisson parfaite et une entrée toute en légèreté pour commencer le repas. La truffe aurait pu être un peu plus présente pour lutter à armes égales avec le vinaigre.

Simplicité des poireaux vinaigrette à la truffe.
Simplicité des poireaux vinaigrette à la truffe.

Mon hôte du soir avait quant à elle choisi un œuf onsen, velouté de topinambour au lard et sarrasin (12.50 chf). Une belle réalisation pour cet œuf « parfait » accompagné d’un copieux et gourmand velouté aux arômes bien marqués.

Œuf onsen.
Œuf onsen.

Mon deuxième plat est une Royale d’écrevisses du lac décortiquées (17.50 chf). Chassez le naturel et il revient au galop. Laurent Petit décline l’un de ses plats phares anciliviens dans une version allégée mais tout aussi goûteuse.

Royale d'écrevisses.
Royale d’écrevisses.

A côté de moi un filet de fera en croustillant d’écailles et condiment d’agrumes, n’a malheureusement pas supporté la sur-cuisson (17.50 chf).

Filet de féra.
Filet de féra.

Pour terminer avec le salé, mon choix se porte vers un pigeon rôti, rose de terre (Betterave rouge), gentiane (17.50 chf). Un joli demi pigeon cuit à la perfection qui ravit mes papilles. Une très jolie assiette parfaitement exécutée. Bravo !

Pigeon et rose de terre.
Pigeon et rose de terre.

Repas accompagné par un joli choix de vins au verre proposés à des prix raisonnables pour Genève. Une très jolie carte des vins est également proposée pour celles et ceux qui rentrent en taxi ou en TPG. La Table du Cotton s’est associée avec plusieurs pâtissiers de la place pour assurer la partie sucrée du repas. Deux choix « fait maison » sont malgré tout proposés. J’ai opté pour une tranche d’ananas rôti au vin et sorbet au vin chaud qui dénote malheureusement avec le reste du menu dégusté.

Ananas rôti au vin.
Ananas rôti au vin.

Le concept est vraiment des plus intéressant. L’ambiance, le choix et les prix proposés sont dans l’ère du temps. La carte varie en partie toutes les 6 à 8 semaines, ce qui m’obligera à y retourner prochainement.

Ce que j’ai aimé : Le lieu, le service et la proposition culinaire de Laurent Petit.
Ce que j’ai moins aimé : Les quelques erreurs en cuisine dues certainement au rythme imposé à la seule cuisinière.
Philippe Écrit par :

Raconteur d'histoires gourmandes, j'ai créé le blog Le Dos de la Fourchette en septembre 2014. Rédacteur, je partage mes adresses gourmandes, mes rencontres et mes découvertes.

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