Pâtisserie + Paris + Par ici = Parisserie

Ses meilleurs amis ont d’abord cru à une faute de frappe, à une blague… Quelle drôle d’idée de porter aux nues la capitale de la Gaule voisine en choisissant « Parisserie » comme enseigne. Même si le logo de la boutique est génialement réalisé, confondant le symbole de Paris avec le fouet du pâtissier, vous trouverez toujours des vieux « vieux grincheux » pour y redire quelque chose .

Pourtant l’idée est beaucoup plus limpide que l’eau du Lac. C’est bien à Paris que Ozge (Prononcer Euzgueu) décide de changer le cours de sa vie. Après avoir longtemps managé des hôtels à Istanbul, en Turquie son pays d’origine, elle suit son mari à Genève. Ne trouvant pas d’emploi correspondant à ses qualifications, Ozge décide de faire de la pâtisserie sa passion, son futur métier. Pour cela, elle rejoint l’école « Le Cordon bleu » à Paris où, pendant une année, elle suit la formation nécessaire à son diplôme. Ozge aura également la chance de travailler dans l’un des laboratoires du Pape de la pâtisserie « himself » : Pierre Hermé. Elle perfectionnera, pendant plus d’une année encore, ses gestes et sa créativité. De retour à Genève, l’histoire se répète. Les cv déposés restent sans réponse. Mais Ozge ne baisse pas les bras, et c’est à la rentrée 2016 qu’elle peut enfin ouvrir sa propre pâtisserie au N°1 de la Rue Rousseau à Genève.



Une petite boutique qui, au vu de ses dimensions, porte bien son nom. La presque totalité de Parisserie est occupée par une élégante vitrine entièrement vitrée et coulissante où les créations de la Cheffe prennent place. Le choix est volontairement limité puisque la totalité des pâtisseries proposées sont du jour. J’ai craqué pour une petite tartelette, ou plutôt un biscuit moelleux amande et noix, recouverte d’un délicieux caramel et de quelques noisettes caramélisées qui font la ronde tout autour de la tartelette : 9.50 Chf. En deuxième choix, j’ai jeté mon dévolu sur mon premier fraisier de la saison, qui avait eu la bonne idée d’intégrer de délicieuses fraises mures et parfumées à souhait (et pourtant, nous sommes début avril). Si par le plus grand des hasards, vous avez dans votre esprit un désagréable souvenir de fraisier à la crème alourdie par un excès de beurre, alors, pour vous réconcilier avec ce grand classique de la pâtisserie, venez déguster les fraisiers de Parisserie : 9.50 Chf.


Plus à gauche, un emplacement de choix est réservé aux vrais amateurs de macarons. Je parle de ceux qui aiment le goût de l’amande soigneusement sélectionnée. Des macarons ultra moelleux qui osent le mélange des couleurs. Ils sont frais et confectionnés sur place.
Bien d’autres gourmandises s’offrent à vous, macarons, sucettes au chocolat, petits œufs colorés, confitures maison aux fruits, au caramel. La production varie avec les saisons et l’inspiration de la Cheffe.

Je pourrais bien facilement faire un rapprochement entre la cheffe et la féminité que l’on retrouve dans les pâtisseries proposées. Chaque pièce se voit accorder un petit décor personnalisé. Mais je préfère parler de rigueur toute masculine dans la fabrication des entremets et petits gâteaux.
C’est carré. C’est propre. C’est régulier et en plus c’est bon.



Un grand merci à Ozge qui m’a gentiment accordé du temps pour me présenter sa boutique et pour répondre à mes quelques questions. N’hésitez pas, vous aussi, à pousser la porte de sa petite boutique au N°1 de la Rue Rousseau, à quelques secondes à pied de Manor et du Pont du Mont Blanc et quelques minutes de Cornavin.

Ce que j’ai aimé : Le magasin très virginal et son trompe l’œil. Les gâteaux bien sûr et la passion de la maîtresse des lieux pour son métier.
Ce que j’ai moins aimé : Attendre 10 minutes avant de déguster les macarons. Le temps qu’ils soient à température ambiante. 😉

Parisserie, 1 rue Rousseau, Genève. Tél. : +41 22 900 17 41

Philippe Écrit par :

Raconteur d'histoires gourmandes, j'ai créé le blog Le Dos de la Fourchette en septembre 2014. Rédacteur, je partage mes adresses gourmandes, mes rencontres et mes découvertes.

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