10 choses que je ne supporte plus au restaurant.

Le top 10 des choses énervantes que je ne supporte plus dans les restaurants.
Vous êtes maintenant prévenus.



1) Le manque de lumière. L’intimité c’est bien, mais devoir utiliser le flash de son téléphone pour voir ce qu’il y a dans son assiette : Je dis « non ».
A moins que vous ne soyez pas très fier de ce que vous nous servez…

2) La prolifération des spots d’éclairage roses ou violets. C’est quoi l’idée ? Transformer les restaurants en bar à hôtesses ?
Et puis, la couleur rose mélangée avec le vert de ma salade, ça fait caca d’oie. Vraiment pas très appétissant.

3) Des cocktails à gogo. Plus un seul restaurant qui ne s’improvise « Bar à cocktails ». On pousse les tables et on se retrouve avec des clients perchés sur les tabourets juste à côté de ma soirée romantique qui, après trois verres de mauvais mélanges braillent à tue tête.
Ajouter à cela les allers et retours des fumeurs et vous avez réussi à m’énerver pour la soirée.

4) Des cocktails à gogo (suite). Tout le monde s’improvise barman ou « mixologue ». Malheureusement, le résultat dans les verres est souvent décevant et les créations « maison » qui existent depuis la nuit des temps sont complètement « has been ». Chaque métier sa spécialisation. Je n’ai pas envie d’un boucher dentiste ou d’un maçon coiffeur.

5) Les chaises plus basses que les tables. Je ne sais pas si c’est parce que l’achat des chaises est différé de celui des tables, mais trop souvent les chaises ou fauteuils sont bien trop bas par rapport à la table. Cela ne serait pas possible de tester la chaise avec la table avant d’en acheter un wagon ?
Une mauvaise installation et le repas sera forcément gâché.

6) Le maison « pas maison ». Je travaille dans la restauration depuis plus de 25 ans. Alors non Chef, les frites en « u », c’est pas « fait maison », le dôme chocolaté et sa glace vanille, ça s’appelle un Mystère et c’est pas « fait maison », la crème brûlée sans cuisson « pas maison », la lasagne avec 5% de viande « pas maison », les terrines « maison », « pas maison », le feuilletage à la graisse végétale non plus. Faire croire que l’on est cuisinier alors que l’on est juste revendeur, ça s’appelle de l’usurpation d’identité.

7) Le mauvais pain. Le pain congelé, le pain précuit. Il y a bien assez d’excellents boulangers en ville sans devoir stocker dans son congélateur des cartons de ces petits ballons infâmes quadrillés sur le derrière et nous les servir fier sur une petite assiette avec dentelle.
Pas plus que vos restes de pain, que vous avez cru bon de surgeler, et de nous les resservir avec un joli cercle blanc sur la tranche et la croûte qui n’en peut plus de ce passage au grand froid.
Ça prend combien de temps pour aller chercher du pain avant chaque service ?

8) Les serveurs qui nous ignorent. Pas un seul mot tout au long du repas, pas un sourire, pas un « merci » et qui nous lâche un bruyant : « Merci beaucoup Monsieur » à la fin du repas parce qu’on a laissé une thune sur la table.
Serveur, c’est un peu plus que porter une assiette.

9) Les appellations non respectées. Un carpaccio, c’est forcément en tranches fines. Un risotto, c’est jamais avec du riz long. Il n’y a pas de crème dans un bœuf bourguignon. Un tournedos ce n’est pas un steak.
Des livres avec des images et internet sont à la dispositions des chefs ayant eu leur diplôme sur un malentendu.

10) Et pour finir la mauvaise foi. Les Chefs de cuisine et tenanciers d’établissements qui vous jurent la larme à l’œil que c’est vraiment la première fois que ça arrive : la viande dure ou trop cuite, les salades mal lavées, les desserts encore congelés au milieu, l’erreur dans l’addition, le trop salé, le pas assez chaud, le verre ébréché, la table bancale, le courant d’air vers la porte, etc… Et cela, c’est dans le meilleur des cas. J’entends aussi et c’est plus grave : pour une viande trop dure : « Ben moi, vous savez, je suis pas dans la viande »; pour le trop cuit : « Ça se mange comme ça »; pour la table bancale : « Il faut pas vous appuyer dessus », etc.
Tout le monde peut se tromper. La cuisine est affaire de sensibilité et de subjectivité. Ayez au moins la décence d’accepter les remarques et d’en tenir compte.

moiLes dix choses que je ne supporte plus au restaurant par : Philippe, raconteur d’histoires gourmandes à Genève Le Dos de la Fourchette.
PS : J’aurai pu faire un top 20, mais il fallait bien choisir…
Et vous, qu’est ce que vous ne supportez vraiment plus au restaurant ?

Philippe Écrit par :

Raconteur d'histoires gourmandes, j'ai créé le blog Le Dos de la Fourchette en septembre 2014. Rédacteur, je partage mes adresses gourmandes, mes rencontres et mes découvertes.

Un commentaire

  1. 1 décembre 2016
    Reply

    Excellent! je me disais qu essayer un maçon coiffeur aujourd hui c était pas une super idée!

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